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L’escalade militaire entre les États-Unis, Israël et l’Iran, amorcée fin février 2026, provoque une flambée des cours pétroliers et ranime une vieille conviction : les producteurs africains pourraient tirer profit des tensions dans le Golfe en captant les flux d’approvisionnement détournés de cette région. Le raisonnement paraît séduisant. L’Afrique produit collectivement près de 6 millions de barils par jour et dispose de bruts légers compatibles avec les raffineries européennes et asiatiques. Pourtant, derrière l’apparente aubaine se dessine une réalité plus contrastée, où les gains immédiats masquent des fragilités structurelles et où l’opportunité géopolitique bute sur des capacités insuffisantes. Un alignement favorable mais temporaire Les tensions au détroit d’Ormuz, passage obligé pour près d’un tiers du brut mondial transporté par mer,...